Formations cliniques du Champ lacanien

Collèges de Clinique Psychanalytique

Programme des enseignements

Unités cliniques

Unité clinique de Draguignan

par Christophe Charles, François Morel, Muriel Mosconi, Patrice Pajot, Martina Blatché, Marie France Olivier et Jean-Paul Montel

Présentation clinique, discussion et élaboration

  • Les 2ème mardis du mois sauf exception de 14h00 à 16h00
  • 8 octobre, 12 novembre, 10 décembre, 14 janvier, 25 février, 10 mars, 14 avril, 12 mai, 9 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy, Centre Hospitalier de la Dracénie

Unité clinique de Marseille

par Michel Leca et Muriel Mosconi

L'étude des présentations cliniques est assurée par Michel Leca et Muriel Mosconi.

  • Le vendredi de 10h00 à 11h30
  • 15 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 7 février, 13 mars, 3 avril, 29 mai, 12 juin.
  • Cité des Associations, 93 La Canebière 13001 Marseille.

Unité clinique de Montfavet (Avignon)

par Jean-Jacques Gorog

Le titre de l'année sera pour nous l'occasion de mettre l'accent sur la variété des liens amoureux dans lesquels le patient se trouve pris.

  • Le samedi de 10h00 à 13h00
  • 5 octobre, 23 novembre, 7 décembre, 11 janvier, 1er février, 7 mars, 16 mai, 27 juin.
  • Espace médical, Centre hospitalier de Montfavet, 2, avenue de la Pinède 84143 Montfavet - 04 90 92 47 50

Unité clinique de Montpellier

par Géneviève Lacombe, Lina Puig et Dominique Touchon-Fingermann

Présentation clinique, discussion et élaboration/reprise de cas

  • Le samedi de 9h45 à 12h30
  • 12 octobre, 14 décembre, 25 janvier, 29 février, 14 mars, 25 avril, 13 juin.
  • Sous la responsabilité du Dr Jean-Jacques XAMBO Clinique Saint Clément - 115 Avenue St Sauveur, St Clément de Rivière

Unité clinique de Nice : Centre hospitalier d’Antibes-Juan les Pins

par Bernard Lapinalie et Christian Schoch

Présentation clinique, discussion et élaboration, dans le service de psychiatrie du Dr Sylvie Dubreuil-Hamdoun, Centre hospitalier d’Antibes-Juan les Pins.

Entretien clinique avec un patient hospitalisé : nous serons attentifs à faire des différences au sein des symptômes et affects présentés. Nous nous attacherons à relever ce qui a pu les déclencher et à ce qui fait la singularité de chaque cas.

  • Le mercredi matin de 10h00 à 12h00
  • 13 novembre, 15 janvier, 11 mars, 6 mai.
  • Service de psychiatrie du Dr Sylvie Dubreuil-Hamdoun, Centre hospitalier d’Antibes - Juan les Pins, secteur 5 salle de synthèse, au rez de chaussée du bâtiment de psychiatrie

Unité clinique de Toulon

par Martina Blatché, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel, Muriel Mosconi et Patrice Pajot

L'amour symptôme

  • Le vendredi de 10h00 à 11h30 ou le samedi de 10h00 à 13h00 (lors des Samedis Cliniques)
  • 11 octobre, 12 octobre, 13 décembre, 17 janvier, 13 mars, 3 avril, 4 avril, 12 juin.
  • Association Olbia Var-Appartement Site de Pont de Bois
    32 Chemin du Pont de Bois 83200 TOULON Tél. : 04 94 93 15 28

Ateliers cliniques

Atelier clinique d'Aix-en-Provence

par Marie-Christine Billioud

A partir de situations ou questions apportées par les participants de leur pratique clinique, cet atelier doit permettre, « au cas par cas », de mettre à l’épreuve l’éthique et les outils de la psychanalyse. Il s’agit de démontrer en quoi la clinique psychanalytique est avant tout une clinique du sujet et des modalités qu’a trouvées celui-ci pour s’arranger ou non avec l’innommable du réel, avec l’innommable de son être.

Nous mettrons l’accent cette année sur le transfert et son maniement, le passage du symptôme au symptôme analytique.

  • Le vendredi de 16h00 à 17h00
  • 4 octobre, 15 novembre, 6 décembre, 10 janvier, 7 février, 3 avril, 15 mai, 5 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109 avenue du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Atelier clinique de Cannes

par Jean-Paul Montel et Patrice Pajot

L'atelier d'élucidation des pratiques permet aux participants qui le souhaitent de travailler avec les enseignants sur une étude clinique tirée de leur expérience pratique ou de la présentation clinique. Les constructions s'éclaireront des références théoriques à Freud et Lacan.

  • Un vendredi par mois de 10h00 à 12h30
  • 20 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 24 janvier, 28 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai, 26 juin.
  • Cabinet du Docteur Pajot, Le Palladio Bat B, 9ème étage, 166 avenue de Grasse, entrée par la rue Beaulieu, 06400 Cannes
    Renseignements : Patrice Pajot 0608751137- Jean-Paul Montel 0670358314

Atelier clinique de Draguignan

par Martina Blatché, Jean-Paul Montel, Marie-France Olivier et Patrice Pajot

Questionnements et élaborations à partir des présentations cliniques ou élucidation des pratiques.

  • Les 3ème mercredis du mois de 10h00 à 12h00 sauf exception
  • 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre, 18 décembre, 15 janvier, 19 février, 18 mars, 15 avril, 20 mai, 17 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy - Centre Hospitalier de la Dracénie

Atelier clinique de Marseille - Atelier 1

par Michel Leca et Muriel Mosconi

Chaque séance sera consacrée à l'étude d'un cas amené par un participant, à partir de sa pratique, d'un cas de la littérature clinique, ou de notes prises lors d'une présentation de clinique.

  • Le vendredi de 9h00 à 10h00
  • 15 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 7 février, 13 mars, 3 avril, 29 mai, 12 juin.
  • Cité des Associations, 93 La Canebière 13001 Marseille.

Atelier clinique de Marseille - Atelier 2

par Ghislaine Delahaye et Michel Leca

Chaque séance sera consacrée à l'étude d'un cas amené par un participant, à partir de sa pratique, d'un cas de la littérature clinique, ou de notes prises lors d'une présentation de clinique.

  • Le vendredi de 10h30 à 12h00
  • 22 novembre, 13 décembre, 10 janvier, 14 février, 6 mars, 27 mars, 15 mai, 5 juin.
  • Cité des Associations, 93 La Canebière 13001 Marseille.

Atelier clinique de Nice

par Bernard Lapinalie et Christian Schoch

Reprise des présentations cliniques ou construction d'un cas clinique par un étudiant issu de sa pratique ou autre (art, littérature).

  • Le mercredi de 17h00 à 20h00
  • 16 octobre, 13 novembre, 11 décembre, 15 janvier, 12 février, 18 mars, 8 avril, 6 mai, 10 juin.
  • C.H. Ste Marie « salle Sainte Cécile » - 87, avenue Joseph Raybaud à Nice

Atelier clinique de Toulon

par Martina Blatché, Ghislaine Delahaye, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel, Muriel Mosconi et Patrice Pajot

  • Le vendredi de 9h00 à 10h00
  • 11 octobre, 13 décembre, 17 janvier, 13 mars, 3 avril, 12 juin.
  • Association Olbia Var- Appartements Site de Pont de Bois 32 - 34, chemin du Pont de Bois, 83200 Toulon - Tel : 04 94 93 15 28

Séminaires de lecture de textes

Séminaire de lecture d'Aix-en-Provence

par Martina Blatché, Christophe Charles en collaboration avec Isabelle Boudin

Le transfert n’a pas été inventé par Freud. Il est de tout temps car il se manifeste dès que quelqu'un parle à un autre. Mais le psychanalyste en fait un usage spécifique.

Assez tôt dans sa pratique, Freud abandonne l’hypnose et met au premier plan le transfert comme point nodal de la cure. Si la répétition du matériel inconscient permet un déchiffrage, l’analyse des résistances viendra éclairer ce qui du symptôme insiste notamment dans les affects de transfert, qu’ils soient d’amour ou de haine.

Le transfert est le ressort efficace du lien analytique par lequel le sujet va élaborer ce qu'il en est d'un savoir autre sur ce qui lui arrive, sur l'énigme de son symptôme et ses manifestations de jouissance, sur les butées de son désir.

Lacan mettra l’accent sur l’instauration du sujet supposé savoir comme le pivot du transfert. Le sujet vient interroger l’analyste sur ce qu’il ne sait pas, ce qui le fait agir et souffrir, et il lui suppose un savoir sur son énigme. L’amour dont il est question dans le transfert est un véritable amour, métaphore du désir, un amour qui s’adresse au savoir supposé de l’analyste sur ce qu’il en est de son propre désir.

Nous examinerons à partir de textes choisis l’évolution du concept de transfert de Freud à Lacan et son incidence sur les symptômes.

Nous travaillerons à partir des textes ci-après :

    Freud :

  • Etudes sur l'hystérie
  • Cinq psychanalyses - le cas Dora
  • La technique psychanalytique, dont : La dynamique du transfert - Remémoration, Répétition, Perlaboration – Observation sur l'amour de transfert
  • Introduction à la psychanalyse, dont : chap. 27, Le transfert - chap. 28, La thérapeutique analytique
  • Analyse finie et infinie
  • Lacan :

    Séminaires

  • Séminaire VIII, Le transfert - 1960/61
  • Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse - 1963/64
  • Séminaire XIV, l'Acte psychanalytique - 1967/68
  • Ecrits

  • Intervention sur le transfert (à partir du cas Dora), 1951 - p.215
  • La direction de la cure, dont : chap.III. Où en-est-on avec le transfert ? p.602
  • Position de l'inconscient - Nov 1960 - p.829
  • Autres écrits

  • Proposition du 9/10/1967 sur la formation de l’analyste, p.247
  • Introduction à l'édition allemande des Ecrits - Oct 1963, p.553

  • Le vendredi de 15h00 à 16h00
  • 4 octobre, 15 novembre, 6 décembre, 10 janvier, 7 février, 3 avril, 15 mai, 5 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire de lecture de Bandol

Par François Morel

L’amour symptôme

Freud, médecin à l’origine, a bouleversé la lecture des symptômes psychiques. Remettant en cause leur lecture médicale désubjectivante en signes, il les écoute comme paroles singulières de la construction de soi, en leur donnant un statut d’actes linguistiques dès la naissance de la talking cure.

Depuis, la psychanalyse n’a cessé d’approfondir cette position. Travaillés par des fonctions symboliques, les symptômes traitent une irruption du réel dans la vie psychique : brèche dans le monde de soi, trauma, abus réel ou fantasmatique, séduction, accident, il est celui d’une figure de l’Autre qui singularise le sujet hors de l’universel.

Le transfert se produit à ce niveau de la rencontre avec l’analyste et témoigne de la possibilité d’un processus de transformation du symptôme qu’il s’agit de soutenir. Du coup, l’amour, sa manifestation principale, n’a pas cessé d’interroger les psychanalystes sur sa nature.

Le séminaire théorique et de lecture, la présentation de malades exploreront comment ce thème oriente la démarche psychanalytique.

  • Cinq vendredis après-midi de 17h00 à 19h00
  • 13 décembre, 17 janvier, 13 mars, 3 avril, 12 juin.
  • 31, allée des Roses, 83150 Bandol - Tel : 06 81 66 59 30

Séminaire de lecture de Cannes

par Jean-Paul Montel et Patrice Pajot

  • Un vendredi par mois de 10h00 à 12h30
  • 20 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 24 janvier, 28 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai, 26 juin.
  • Cabinet du Docteur Pajot, Le Palladio Bat B, 9ème étage, 166 avenue de Grasse, entrée par la rue Beaulieu, 06400 Cannes
    Renseignements : Patrice Pajot 0608751137- Jean-Paul Montel 0670358314

Séminaire de lecture de Draguignan

par Patrice Pajot, Martina Blatché et Jean-Paul Montel

Etude des séminaires de Lacan

  • Les 3ème mercredis du mois de 10h00 à 12h00 sauf exception
  • 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre, 18 décembre, 15 janvier, 19 février, 18 mars, 15 avril, 20 mai, 17 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy - Centre Hospitalier de la Dracénie

Séminaire de lecture de Marseille

par Ghislaine Delahaye et Michel Leca

C'est la souffrance et les symptômes qui amènent à consulter et parfois à rencontrer un psychanalyste

Mais c'est le Transfert qui amène à poursuivre une cure qui verra les symptômes évoluer en un Symptôme analytique.

Nous allons donc étudier cette année ce que nous pourrions appeler " Les vicissitudes du symptôme dans le transfert" à travers la lecture de textes théoriques et cliniques de Freud et de Lacan.

  • Le vendredi de 9h00 à 10h30
  • 22 novembre, 13 décembre, 10 janvier, 14 février, 6 mars, 27 mars, 15 mai, 5 juin.
  • Cité des Associations, 93 La Canebière 13001 Marseille.

Séminaire de lecture de Nice

par Christian Schoch

La prise du symptôme dans le transfert

A partir de textes de Freud et de Lacan, nous mettrons en évidence la nécessité et l’efficacité du transfert face aux symptômes mais aussi soulignerons ses résistances et ses difficultés.

Nous verrons que l’analyste, mis en place de Sujet supposé au Savoir et de Signifiant du transfert est à l’encontre de la réciprocité des partenaires de la psychothérapie.

Nous serons aussi attentifs à la question du maniement du transfert dans la cure et à sa place différente selon les psychoses, schizophrénie, paranoïa.

  • Le mercredi de 17h à 20h
  • 16 octobre, 13 novembre, 11 décembre, 15 janvier, 12 février, 18 mars, 8 avril, 6 mai, 10 juin.
  • C.H Sainte-Marie « salle Sainte-Cécile »,87 avenue Joseph Raybaud, Nice

Séminaires théoriques

Séminaire théorique d'Aix-en-Provence (Claude Mozzone)

par Claude Mozzone

Nous nous saisissons, cette année, de deux concepts majeurs de la psychanalyse. Nous serons donc dans notre maison, et nous pourrons affirmer sans embarras ce que nous faisons : oui, la psychanalyse a son efficace

Qu’en est il à l’heure de la globalisation ? Le transfert, encore et toujours, hante nos vies comme il le faisait déjà avant la psychanalyse. Et à ce jour, la demande à celui qui sait est omniprésente. La spécificité de notre démarche est d’en faire quelque chose, au delà du thérapeutique. Les symptômes, qu’ils soient contemporains comme les addictions, ou éternels comme la conversion hystérique, sont au cœur de toute vie.

Notre démarche reste d’en faire un blason, plutôt que de les éradiquer. C’est cela que nous devons toujours ardemment défendre. Ce pour quoi la psychanalyse ne promet pas un confort, mais une liberté.

Rien cependant ne se fera sans la magie du transfert qui permet à chaque sujet de nouer le réel avec le symbolique et l’imaginaire. Cette capture du réel, Lacan l’a débusquée avec génie à la fin de son enseignement. Nous ferons nôtre, cette recherche.

  • Le vendredi de 14h00 à 15h00
  • 4 octobre, 15 novembre, 6 décembre, 10 janvier, 7 février, 3 avril, 15 mai, 5 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire théorique d'Aix-en-Provence (Marie-Christine Billioud, Martina Blatché, Chistophe Charles, en collaboration avec Isabelle Boudin)

par Marie-Christine Billioud, Martina Blatché, Chistophe Charles, en collaboration avec Isabelle Boudin

Le symptôme est une souffrance qui satisfait le sujet, bien qu’il s’en défende et en souffre. Il y tient. Mais de cela il ne sait rien. C’est à partir du moment où il accepte de s’interroger sur ce qui lui apparaît comme un ratage (de son symptôme) et qui fait énigme pour lui, qu’il peut s’adresser à un analyste, mis en place de supposition de savoir pour interroger ce savoir insu.

Le transfert analytique tel que Freud puis Lacan l’ont étudié, s’adresse à un Autre mis en place de pouvoir répondre à l’énigme de ce savoir insu qui constitue son être (de jouissance dira Lacan). C’est à partir de cette mise en place du transfert qui doit être opérant qu’une cure peut être engagée. Il s’agira de penser le transfert comme moyen d’agir sur l’inertie du symptôme.

Et de vérifier son efficace. Une cure modifie les modalités de jouissance du symptôme afin que le sujet puisse en faire un autre usage.

Nous revisiterons les différentes conceptions du symptôme analytique qui a évolué au cours du temps depuis « le retour du refoulé » freudien, jusqu’à l’ultime conception lacanienne de « modalité du sujet de jouir de son inconscient, en tant que l’inconscient le détermine ».

Le symptôme à l’épreuve du transfert sera notre programme cette année : qu’appelle t’on « symptôme analytique » ? Comment concevoir le maniement du transfert ? Qu’a voulu dire Lacan lorsqu’il propose « un savoir faire avec son symptôme ? »

  • Le vendredi de 17h00 à 19h00
  • 4 octobre, 15 novembre, 6 décembre, 10 janvier, 7 février, 3 avril, 15 mai, 5 juin.
  • Salle Gaujoux, Centre Hospitalier Montperrin, 109, chemin du Petit Barthélémy, Aix-en-Provence

Séminaire théorique de Cannes

par Jean-Paul Montel et Patrice Pajot

L'efficace du transfert face aux symptômes  

Relevons, en premier que l’exercice de la psychanalyse se mesure à son efficace. Elle ne saurait s’attacher à guérir, mais à ce qu’il y ait de l’analyse. Certes, la psychanalyse prit son essor au chevet du malade, mais la puissance du désir se joue tout autant, de la volonté de guérison. Il n’empêche, si la psychanalyse n’a cure de la guérison, pour autant, elle ne saurait ignorer l’attente thérapeutique de l’analysant, ne serait-ce que de se « sentir mieux ». Toutefois, ce n’est pas parce qu’un sujet, l’attend, la veut, qu’il la désire.

FREUD, quant à lui, n’a jamais été un enthousiaste de la thérapie. Et si la guérison vient de surcroît, il ne saurait en faire son credo. Sinon, il devrait faire abstraction de ce qu’il mit, lui-même, en lumière : côté soignant, sur son versant paranoïaque : la « furor sanandi » et côté patient, sur son versant masochiste : la réaction thérapeutique négative. Suffise que quelque progrès soit relevé, pour ruiner l’efficace de la cure et la réduire à néant...

Alors comment faire se conjoindre l’imprévisible avec l’indécidable ? En terme de moyen que se donne la psychanalyse , qualifié par FREUD, non sans humour, de « magie lente », elle se réfère à une autre temporalité et son effet ne peut qu’être insuffisant. .

Son efficace ferait-il alors pendant à une difficulté pour la cerner ? D’une part, sous peine d’effacer son acte, le pragmatisme de l’efficacité, en terme d’objectif à atteindre, lui est étranger. De l’autre, elle ne saurait se prêter à l ‘évaluation. En cela, objecte-t-elle à l’efficience qui relèverait plus du rendement ou de la performance. De plus, ce serait omettre que l’impossible est inhérent au métier et non pas à l’acte lui-même et que pour en préserver le tranchant de structure, « l’agnosticisme » est de rigueur...

S’agissant maintenant du transfert, comment en saisir son efficace ? Au préalable, nous devrons l’envisager dans sa « bifidité » : à la fois moteur et résistance. L’impasse, de la névrose de transfert en serait l’illustration. La jouissance d’un tel amour, porté à son incandescence, peut soutenir de surcroît, une illusion de « guérison ». Dans son rêve « hétéro-normé » offert à FREUD, la jeune homosexuelle en témoigne.

Si dans leur dimension, de jouissance et de vérité, les symptômes ne sauraient se réduire à quelque dysfonctionnement, alors comment, au regard du thème de l’année, les interroger ? En outre, dans ce qui est propre au sujet divisé, dans sa singularité traumatique, de quel symptôme s’agit-il ? Est-ce, celui de l’entrée en cure qui l’entrave et dont il souffre et se plaint ? celui du temps logique de la cure ? Ou celui de sa fin qui vient alors se conjuguer avec l’effet, « de savoir s’identifier à son symptôme », un peu court, y compris pour LACAN ?

  • Le vendredi de 10h00 à 12h30
  • 20 septembre, 18 octobre, 15 novembre, 24 janvier, 28 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai, 26 juin.
  • Cabinet du Docteur Pajot, Le Palladio Bat B, 9ème étage, 166 avenue de Grasse, entrée par la rue Beaulieu, 06400 Cannes
    Renseignements : Patrice Pajot 0608751137- Jean-Paul Montel 0670358314

Séminaire théorique de Draguignan

par Patrice Pajot, Martina Blatché et Jean-Paul Montel

  • Les 3ème mercredis du mois de 10h00 à 12h00 sauf exception
  • 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre, 18 décembre, 15 janvier, 19 février, 18 mars, 15 avril, 20 mai, 17 juin.
  • Pôle de Santé Mentale - Responsable de Pôle : Docteur Louis Richard Fenoy - Centre Hospitalier de la Dracénie

Séminaire théorique de Marseille

par Muriel Mosconi

Le symptôme analytique

Quel est l’effet du transfert sur le symptôme, névrotique ou psychotique ? Freud, étudiant le cas Dora, note que le transfert analytique produit de nouvelles éditions revues et corrigées du symptôme qui devient symptôme analytique. Lacan, après avoir souligné l’inclusion de l’analyste dans le symptôme, écrit, dans « La proposition d’octobre 67 », le mathème du transfert comme modalité d’entrée en analyse. Un signifiant quelconque prélevé sur l’analyste va se coupler au signifiant symptomatique du transfert pour faire fonctionner la chaîne signifiante inconsciente comme vérité, à l’instar de l’odeur du cigare de Freud qui se noue à la toux de Dora. Les transformations du symptôme scanderont le parcours d’une analyse, jusqu’à la question du symptôme en fin de cure. Ce sera ce parcours que nous explorerons durant l’année.

  • Le vendredi de 11h30 à 13h00
  • 15 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 7 février, 13 mars, 3 avril, 29 mai, 12 juin.
  • Cité des Associations, 93 La Canebière 13001 Marseille.

Séminaire théorique de Montpellier

par Géneviève Lacombe, Lina Puig et Dominique Touchon-Fingermann

Le transfert face aux symptômes

C’est ce qui ne va pas pour un sujet, ce dont il se plaint, qui l’amène à consulter un psychanalyste… Au bout d’un certain nombre de rendez-vous, dits « entretiens préliminaires », quand la demande de savoir s’entend derrière la plainte du consultant, La responsabilité de l’analyste est engagée. Enonçant la règle fondamentale il accepte d’occuper la place du « Sujet Supposé Savoir », qui répond de l’inconscient transformant la plainte en symptôme analytique et le consultant en analysant.

  • Le samedi de 13h30 à 16h00
  • 12 octobre, 14 décembre, 25 janvier, 29 février, 14 mars, 25 avril, 13 juin.
  • Service du Dr JJ XAMBO - Clinique Saint Clément - 115 Avenue St Sauveur, St Clément de Rivière

Séminaire théorique de Nice

par Bernard Lapinalie

L’acte du psychanalyste

La découverte de Freud a trouvé sa place dans notre civilisation de consommation sous la forme du : « il faut en parler à un psy ». Mais pourquoi "parler à un psy " aurait-il des effets sur ce qui est devenu plus ou moins insupportable pour un sujet, sur ses symptômes ? Ce « psy » peut-il être quelconque ? Notre travail consistera cette année à examiner pourquoi, parmi toutes les pratiques de la parole, seul le psychanalyste est en place de répondre et ce à partir de ce que Lacan a justement nommé « l’acte du psychanalyste ».

  • Le mercredi de 17h à 20h
  • 16 octobre, 13 novembre, 11 décembre, 15 janvier, 12 février, 18 mars, 8 avril, 6 mai, 10 juin.
  • C.H Sainte-Marie « service Sainte-Cécile », 87 avenue Joseph Raybaud, Nice

Séminaire théorique de Saint-Rémy de Provence

par Jean-Jacques Gorog

Le Transfert, complément du symptôme

L’articulation de ce dont se plaint celui qui a recours à l’analyse, appelé analysant, et celui qui accepte de l’écouter, le psychanalyste, est essentielle à notre pratique. Quel que soit la structure clinique le problème se pose et doit être décliné au singulier du cas.

  • Le samedi de 15h00 à 17h00
  • 5 octobre, 23 novembre, 7 décembre, 11 janvier, 1er février, 7 mars, 16 mai, 27 juin.
  • Maison Pélissier, route d'Orgon, 13210 Saint-Rémy de Provence

Séminaire théorique de Toulon

par Martina Blatché, Ghislaine Delahaye, Bernard Lapinalie, Michel Leca, François Morel, Muriel Mosconi et Patrice Pajot

  • Le vendredi de 11h30 à 13h00 et lors des Samedis Cliniques de 14h30 à 18h00
  • 11 octobre, 12 octobre, 13 décembre, 17 janvier, 13 mars, 3 avril, 4 avril, 12 juin.
  • Maison Relais Olbia Var Appartements 32 - 34, chemin du Pont de Bois 82000 Toulon et à l'hôpital de la Seyne/Mer, Salle Musset, pour les Samedis Cliniques, les 12 octobre et 4 avril.